Mon bâtiment industriel est en situation de risque : comment réagir ?

 Un risque industriel est un accident qui entraîne des conséquences majeures pour vos employés, vos installations, les riverains, l’environnement. Pour vous, cela peut signifier un arrêt de production ou une impossibilité de stocker vos marchandises.

D’après le Barpi (Bureau des analyses des risques et des pollutions industriels), 60% des accidents industriels arrivent durant les « heures de bureau ». Les accidents technologiques sont fortement liés aux erreurs humaines. Vous pouvez donc les anticiper !

Dans cet article, découvrez comment :

 

Quels risques peuvent menacer mes bâtiments industriels ?

L’INRS (Institut National de Recherche et Sécurité) classe les risques industriels en deux catégories :

  • les risques naturels : ils résultent d’une catastrophe naturelle - feu de forêt, dégât des eaux, mouvement de terrain…
  • les risques technologiques : ils sont engendrés par l’activité humaine. Ils sont souvent chroniques, mais ce sont ceux que vous pourrez prévenir le plus facilement. Ce travail préventif est d’autant plus important que les risques technologiques peuvent avoir des conséquences sur votre personnel ou sur l’environnement.

L’ensemble des risques qui portent sur votre bâtiment industriel sont donc régis soit par le Code du Travail, soit par le Code de l’Environnement.

Les risques technologiques apparaissent lorsque l’entreprise se trouve dans une situation dégradée, mais ne prend pas immédiatement les mesures pour y remédier. Ils peuvent être liés à :

  • Vos produits chimiques (toxiques, corrosifs, inflammables…)
  • Vos machines (dysfonctionnement des outils, capteurs non fonctionnels, obsolescence…)
  • Vos installations (choix des matériaux de construction, vétusté des bâtiments)
  • Vos employés (négligence, erreur, manque de formation)


Les conséquences peuvent porter sur trois aspects : les conséquences humaines (de la blessure légère au décès), les conséquences économiques (impact sur les entreprises et les communes voisines) et les conséquences environnementales (destruction de la faune et de la flore, pollution de la nappe phréatique).

Dans le cas de l’accident mortel survenu le 17 février 2018 à l’usine Sainpol de Dieppe, la responsabilité de l’entreprise est mise en cause par les syndicats. Elles reprochent au fabricant d’huile industrielle le non-respect de certaines mesures de préventions :

  • L’entreprise n’a pas ventilé la zone en cours de maintenance, ce qui a augmenté le risque d’explosion
  • L’entreprise a fait appel en urgence à un nouveau prestataire qui ne connaissait pas bien le site industriel


La mise en place d’une démarche préventive est essentielle pour limiter les risques d’accident. La formation de vos employés et sous-traitants à ces risques améliore leurs conditions de travail et permet de maintenir la cadence de production. Une maintenance préventive du matériel permet d’éviter les défaillances techniques qui pourraient causer des arrêts de la production ou des défauts sur le produit fini.

 

Comment anticiper, et communiquer en cas d’accident industriel dans vos locaux ?

Commencez par anticiper vos risques industriels. L’article L4121-2 du Code du Travail insiste sur l’importance de la prévention.

Les étapes pour identifier et anticiper les situations à risques pour votre bâtiment industriel :

  1. Décrire les installations et les processus de production
  2. Identifier les phénomènes ou comportements dangereux
  3. Estimer la fréquence et le niveau d’exposition
  4. Déterminer les conséquences potentielles (humaines, économiques, et leur gravité
  5. Rédiger le document unique (DU) et l’étude de dangers (EDD)

Lorsque vous réalisez une évaluation des risques, ils doivent être formalisés sur deux documents clés : le DU, qui inventorie les risques et permet d’en assurer le suivi, et l’EDD qui détermine le plan d’action pour réduire la probabilité des risques et les mesures à prendre en cas d’accident.


La communication autour des risques et des incidents est un point à ne surtout pas négliger, en communiquant avant, pendant et après la gestion de crise. Organiser votre communication en amont vous permettra d’être préparé dans le cas d’une éventuelle crise :

  • Nommez un responsable de gestion de crise
  • Établissez une liste des personnes / organismes à prévenir
  • Déterminez un plan d’action pour gérer votre accident
  • Préparez une stratégie de communication (presse et réseaux sociaux)

L’image que vous renverrez est la pierre angulaire de votre gestion de votre crise. La transparence des entreprises est un enjeu majeur dans la gestion des risques industriels. Limitez-vous aux faits et ne minimisez pas votre responsabilité en cas d’accident d’exploitation ou de construction sur une zone à risque.

D’autres normes sont d’ailleurs à prendre en compte en cas de construction d’un bâtiment industriel comme la directive Seveso III qui porte sur les risques chimiques ou les Eurodes. Nous avons précisé l’aspect normatif qui s’applique à la construction de bâtiments industriels dans ce guide comparatif :telecharger-guide-comparatif-modulaire

Tous les accidents ne peuvent cependant pas être évités. Une fois que votre capacité de stockage est impactée, il faut se montrer réactif et savoir quelle solution convient le mieux à vos besoins.

 

Quelles solutions envisager pour remplacer un bâtiment endommagé suite à un incident ?

Trois solutions existent pour disposer d’un nouvel espace ou rénover celui qui vous fait défaut :

  • La construction dite traditionnelle
  • L’externalisation de votre stockage auprès d’un prestataire extérieur
  • L’acquisition d’un bâtiment modulaire


Répondez aux questions suivantes pour rédiger un cahier des charges efficace :

  1. Quel est votre besoin de production ou de stockage ? (surface nécessaire, contraintes logistiques, temporalité de la solution)
  2. Quelle était la cause de l’accident ? (négligence ou erreur humaine, défaillance technique, manque de communication)
  3. Quelles sont les spécificités législatives et sécuritaires de votre secteur ?


Si vous optez pour une construction classique, son exploitation ne pourra se faire qu’environ un an après la décision de construction. En revanche, vous pourrez adapter l’entrepôt à vos impératifs de production ou de stockage et à vos normes de sécurité.

Si vous préférez externaliser votre stockage, choisissez un prestataire spécialisé dans votre domaine d’activité. Assurez-vous qu’il respecte les normes spécifiques à votre secteur. Toutefois, une plateforme logistique spécialisée peut vous revenir très cher sur le long terme. La sous-traitance logistique est idéale pour une solution temporaire, le temps de remettre votre bâtiment sinistré aux normes.

Si vous choisissez le modulaire, déterminez la complexité de votre besoin. Un entrepôt de stockage modulaire standardisé s’installe et se désinstalle rapidement, car il ne nécessite pas ou peu de travaux préalables. Une solution plus spécialisée prendra plus de temps à être mise en place, car des études préalables sont nécessaires. Adressez-vous à un fournisseur qui soit à même de bien comprendre vos problématiques. Le bâtiment modulaire s’adapte facilement aux réglementations de votre secteur. De plus, vous gardez l’avantage de disposer d’un espace d’activité ou de stockage directement sur votre site.


Les évolutions de votre surface de production ou de stockage ne sont cependant pas toujours liées à un risque ou un incident. Un besoin de croissance, un pic d’activité ou une réorganisation sont d’autres raisons de construire un bâtiment industriel. Ces trois alternatives sont valables aussi dans ce type de situation : étudiez-les sous un prisme économique, opérationnel et normatif dans ce guide comparatif :

Consultez le guide  

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